necromantys Gardien

Joined: 25 Mar 2006 Posts: 181
Localisation: Astimbourg
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Posted: 20/05/2006 13:56:14 Post subject: Lau-delà, rêve ou cauchemar
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Croire aux fantômes, cest croire à une seconde vie, cest penser quaprès la mort règne un royaume ou toute humanité, toute créature est bannie. Ce royaume, je lai aperçu, je lai aperçu depuis lhorrible meurtre dut à mon intrusion dans lobscurité de la forêt.
Depuis toujours, les anciens et les lycans avaient scellé un pacte concernant le village. Nul homme ne devait entrer dans la forêt sacrée après la tombée de la nuit, ou la colère des monstres sabattra sans aucune pitié sur notre peuple.
Mais le lendemain de mon attaque, lorsque mon pauvre corps était au milieu de la clairière, que la blessure due à la morsure du loup-garou me faisait horriblement souffrir, se produisait dans le village ce que les gens nomment aujourdhui « la tuerie dAstimbourg », le jour ou une horde de loups enragés vinrent dévorés tous les enfants de notre si paisible bourgade. Les loups qui, selon les dires des habitants, avaient les yeux qui reflétaient une étrange lumières rouges et leurs crocs acérés laissés couler de longs filets de sang qui perlait sur le sol.
Cest après cet accident que je décidais de ne plus jamais retourner au village, me considérant comme le seul responsable du massacre.
La solitude envahissait peu à peu mon esprit et mes songes nétait que de cauchemars, que de meurtres, que de sang. Les esprits de la forêt avait donc décidais de me punir.
Toutes les nuits résonnait dans ma tête les cris de terreur des 47 enfants morts et les migraines qui me martelaient la tête ne furent que des parties de plaisir à côté de lévénement qui marqua ma vie à jamais :
Les saisons commençaient à se réchauffer et la tranquillité prenait place dans mon esprit car javais enfin trouver une famille, les attaques étaient fructueuses et le temps idéal pour chasser.
Mais qui tente déchapper à son passé est soudain rattrapé par celui-ci. Une nuit ou la lune était pleine, je passais près dAstimbourg sans men rendre compte lorsquune vois plus glaciale que la mort elle-même parvint à mes oreilles dans un sifflement terrifiant. Cette voix répétait sans cesse mon nom, en venant du nord, puis du sud, puis de toutes les directions à la fois. Et plus lintensité de la lune commençait à diminuer, plus cette voix devenait plus perceptible. Cétait une voix denfant, une voix qui disait à présent : « rejoins-nous ! rejoins-nous dans lobscurité ! »
Pris dune panique incontrolable, je courrais, encore et encore jusqu'à me retrouver en face dune petite fille denviron 4 ans, la tête tournée vers les étoiles.
Le visage sans expression, le corps frêle, les vêtements en lambeaux, jessayais de me persuadé que cette histoire était totalement impossible et que tout nétait que fruit de mon imagination. Mais tout cela semblait si vrai
« Non, tu nes pas réelle, tu es la fille du Maréchal-Ferrand, tu es morte avec les autres, MOOORTE mentend-tu, ALLEZ VOUS-EN ! »
Mais sur ses lèvres se dessinait un sourire et elle tourna sa tête dans ma direction.
Ses yeux ! elle nen avait plus, à la place se trouvait deux globes oculaires vides, noir comme les ténèbres, profond comme la peur qui parcourait mon corps. Je nen pouvait plus, la fatigue était la et seule la terreur me permettait de courir. Et cest lorsque jeus passer la clairière, lorsque jai enfin franchi cette frontière avec la vie et la mort que les apparitions cessèrent. Plus jamais je ne mapprocherais dAstimbourg.
Depuis, mes cauchemars se sont atténués, et même si cette histoire est lointaine, la souffrance de ces enfants restera à jamais gravé dans mon esprit
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